INFOS

Ouest France du 11 avril 2022

Le Goéland masqué, référence du polar, revient pour sa 20e édition, à Penmarc’h

Après deux années contrariées par le Covid-19, le festival international du polar, le Goéland masqué, fait son grand retour à Penmarc’h (Finistère). Du 4 au 6 juin 2022, une cinquantaine de plumes y donnent rendez-vous à leur public. Et l’association organisatrice promet pléthore d’animations.

Brigitte Stéphan, responsable éditoriale du Goéland masqué ; Marie-Françoise Plouzennec, présidente de
l’association organisatrice et Catherine Dô-Duc, bénévole.

Après deux années très contraintes par le Covid, les bénévoles font fort pour la nouvelle – et 20e – édition du festival international du polar, le Goéland masqué. Pendant trois jours, du 4 au 6 juin 2022, la salle Cap-Caval de Penmarc’h (Finistère) sera remplie par une cinquantaine d’auteurs de tous les horizons.

« Bien sûr, il y a des auteurs fidèles, qui nous suivent depuis longtemps, qui seront là. Mais nous faisons aussi en sorte de renouveler tous les ans la programmation », affirme Brigitte Stéphan, responsable de la programmation du Goéland masqué. Parmi les auteurs présents, on peut noter : Hugues Pagan (prix Landerneau en 2022 pour Le Carré des indigents ), Sophie Hénaff, autrice de Poulets grillés , ou encore le Rennais Frédéric Paulin, auteur de La nuit est tombée sur nos âmes , qui se déroule pendant les manifestations de Gênes, en 2001, où l’auteur était présent.

De l’Écosse au livre jeunesse

Cette année, parmi les auteurs, il y aura cinq étrangers, dont l’Écossais Graeme Macrae Burnet. Il est notamment l’auteur d’Une patiente, « un roman qui se déroule à Londres, dans les années 1960, qui retrace une étude psychiatrique », dévoile Catherine Dô-Duc, bénévole passionnée. Le festival, « indépendant et associatif », comme le rappelle Marie-Françoise Plouzennec, présidente, invitera également plusieurs auteurs jeunesse, de BD, mais aussi Bretons, et écrivains en langue bretonne.

Quizz polar

Mais salon littéraire n’est pas festival. Alors pour parfaire le tableau, les bénévoles ont mis le paquet sur le programme des animations. Pêle-mêle, on trouve 15 tables rondes, deux expositions, des ateliers d’écriture ou encore une dictée noire. Deux concerts sont aussi prévus : Arnaud Le Gouëfflec et Régis Huiban (samedi et dimanche).

Nouveauté cette année : le lundi il y aura un quizz polar. « C’est quelque chose qui se fait beaucoup en Angleterre. Il y aura trois séries de questions avec des niveaux différents », explique Catherine Dô-Duc. Cette année l’équipe organisatrice proposera également aux passionnés de BD des rencontres de vingt minutes, en tout petits groupes, avec les auteurs présents.

Liberté

L’an passé, malgré le Covid, le festival avait pu organiser plusieurs lectures, qui avaient connu un immense succès. « On a dû refuser du monde à chaque fois, même Charles Berling », se désole Marie-Françoise Plouzennec. Le thème était alors « Lire, c’est résister ». Dans une suite logique, cette 20e édition sera placée sous le signe de « Liberté j’écris ton nom ». Brigitte Stéphan explique : « Les libertés d’aller et venir, de paroles, d’actions, de résister et d’imaginer serviront de toile de fond au festival. »

Le thème a été retenu avant le début de la guerre en Ukraine, mais les bénévoles ont souhaité « rendre hommage à nos amis du peuple ukrainien ». Le festival s’ouvrira donc sur la lecture de l’auteur ukrainien Andrei Kourkov, par Simon Backhouche.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.