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Ouest France du 28 avril 2019. Le vieux pays, lauréat 2019 du Goéland Masqué

La dernière réunion du jury du festival avait lieu vendredi, à Saint-Guénolé (Finistère), pour choisir le lauréat parmi les finalistes. Le vieux pays, 1er roman de Jean-Pierre Rumeau, l’a emporté.

Le festival du Goéland Masqué prépare sa 19e édition, qui aura lieu salle Cap-Caval, à Penmarc’h, du 8 au 10 juin. Le festival a désormais atteint l’âge adulte, ce qui se retrouve dans le processus de sélection et le choix du lauréat.

Le dernier débat de vendredi fut ainsi pleinement vivant, engagé, porteur d’avis variés, mais moins passionné, fougueux ou nourri des coups de foudre qui avaient nourri les échanges des années précédentes.

Le livre gagnant évoque lui aussi la projection dans le temps et les allers retours entre jeunesse et maturité : toujours un premier roman, certes, titré Le vieux pays.

Un héros solitaire

Ce livre sombre met en scène un héros solitaire de 67 ans, vivant dans une ville fantôme, vestige du passé, l’ancien centre de Goussainville (Val-d’Oise), abandonné dans les années 1970, à cause de sa situation dans l’axe des pistes de l’aéroport Roissy-Charles de Gaule, et ainsi baptisé vieux quartier.

Il s’agit de l’œuvre de Jean-Pierre Rumeau, du même âge que son personnage. Il entre ainsi en littérature tout en parachevant un parcours artistique complet, de ses études d’art dramatique et d’histoire de l’art, à ses métiers de cascadeur devenu, entre autres, auteur dramatique au théâtre, scénariste et réalisateur. Pour découvrir la fin de l’histoire et rencontrer et mieux connaître l’auteur, il suffira de profiter du festival lors du prochain week-end de Pentecôte.

Un travail depuis décembre

Ces derniers mois de travail, depuis décembre, ont permis de retenir un ouvrage parmi douze sélectionnés. Marie-Françoise Plouzennec, responsable de l’association et en charge du prix depuis 2015, a rappelé les règles du concours. L’association retient douze premiers romans noirs, parus entre août 2017 et juillet 2018 pour cette édition, en se basant sur les retours des lecteurs bigoudens, via le collectif des bibliothèques du Pays bigouden sud. Dès décembre, le jury, composé de huit membres proposés par ce même collectif et de huit membres issus du conseil d’administration du Goéland Masqué, auxquels s’ajoute Jean-Bernard Pouy, grande figure du roman noir, démarre les lectures.

Fin mars, six romans sont retenus, les trois finalistes sont nommés début avril. Les jurés, en place pour trois éditions, n’en semblent pas éprouvés, déjà prêts à repartir. Quant à l’équipe du festival, elle présentera l’affiche et la programmation, vendredi, et tiendra, samedi, la réunion des bénévoles.

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