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Ouest France du 27 février 2021

Le Goéland masqué reprend son envol

​À Penmarc’h, les bénévoles du Goéland masqué, festival international du roman noir et policier, reprennent du service. La programmation des 22, 23 et 24 mai 2021 est presque bouclée.

Brigitte Stephan, chargée de la programmation du Goéland masqué et Marie-Françoise Plouzennec
(au premier plan), présidente de l’association organisatrice de l’événement Penmarc’h.

L’an passé, en raison de la crise sanitaire, le Goéland masqué de Penmarc’h (Finistère) a eu du plomb
dans l’aile. Ce qui n’a pas empêché les bénévoles du festival de polars d’organiser deux rendez-vous
de l’événement revisité en Retours de marée. Mais cette année, l’équipe entend bien célébrer sa
20e édition.

On prépare les dossiers sanitaires pour la mairie et la préfecture , indique Marie-Françoise Plouzennec,
présidente de l’événement.

Pour cela, il a fallu réduire le nombre d’auteurs présents dans la salle Cap Caval .

Entre le 22 et le 24 mai 2021, ils ne seront qu’une trentaine en simultané.

L’accès aux visiteurs aussi sera limité, 50 personnes en même temps au maximum. D’ordinaire,
5 000 personnes se succèdent, sur les trois jours, en présence d’une cinquantaine d’auteurs.

Tables rondes et lectures

Une promesse demeure : Il y aura encore des tables rondes, des débats, des lectures.
Ça fait partie de l’ADN du Goéland masqué.

Mais cela se passera en extérieur , indique Marie-Françoise Plouzennec.

Cette dernière se veut d’un optimisme effréné pour cette nouvelle édition.

Et pourtant, les défis sont nombreux à relever : moins d’auteurs, jauges de visiteurs, normes
sanitaires…

Mais la situation de pandémie voudra aussi dire, sans doute, moins de mécènes, de soutiens de la part
des artisans et commerçants locaux.

Les demandes de subventions, elles, ont été faites auprès des collectivités, qui nous ont jusque-là bien
suivi , assure la présidente.

Elle se laisse de la marge pour réadapter les choses en cas d’assouplissement des mesures.

Résistance(s)

Face à tout cela, le thème de cette 20e édition coulait presque de source.
Ce sera : Résistance(s). Penmarc’h est une ville culturellement très riche. Et là tout est l’arrêt.

Avant nous, il n’y aura sans doute pas grand-chose, alors il faut aller de l’avant , sourit Marie-Françoise
Plouzennec, enthousiaste.

Depuis la fin des Retours de marée, les bénévoles n’ont pas chômé, et même si l’emploi du temps est
chamboulé, la programmation est presque bouclée.

Covid-19 oblige, sans doute n’y aura-t-il pas d’auteurs internationaux cette année, mais ce ne sera que
partie remise. Nous ne voulions pas organiser de visioconférences, cela manque un peu de chair.

Les visiteurs viennent pour échanger avec les auteurs , explique la présidente.

Brigitte Stephan, chargée de la programmation a souhaité donner une coloration féminine au Goéland
masqué. Il y aura plus de femmes que d’habitude, et ce sont des autrices de qualité , se réjouit-elle.

Les invités

Cette année, la prise de contact aura été plus difficile : Certains auteurs âgés préfèrent ne pas prendre
de risques et on le comprend. Et l’incertitude autour des mesures rend parfois difficile de prévoir des
déplacements , explique Brigitte Stephan.

Mais le Goéland masqué peut déjà compter sur la présence de Patrick Raynal, Catherine Dufour, Caryl
Ferey, Jean-Bernard Pouy, Vincent Mondiot, Annie Coz, ou encore Caroline Le Rhun et Jean Failler…
Et bien d’autres ! Rendez-vous est pris, donc, pour le week-end de la Pentecôte.

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