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Ouest-France du 26 mai 1955

Une série de lectures pour le Goéland masqué

Privé de salon du livre et des auteurs, le festival a dû se réinventer. Même masqué, le public était au
rendez-vous des mots et des émotions littéraires.

Angèle et Sylvain Prunenec ont mis en scène des textes de Mathieu Riboulet à la Galerie Far West, pour clôturer les
lectures du festival Le Goéland masqué.

C’est par un final très remarqué que c’est terminé, lundi, le week-end de lectures organisé par le Festival Le Goéland masqué. La Galerie Far West à Saint-Guénolé accueillait une étonnante lecture musicale et dansée, Comme chien, inspiré de textes de Mathieu Riboulet. Un moment très fort, très poignant, autour des violences policières.

La thématique de ce festival « sans auteurs mais avec les mots des auteurs », était « Résistance(s) ». Les organisateurs ont orchestré tout au long du week-end de la Pentecôte, des lectures autour de ce thème.

Le public a ri avec la lecture d’un texte grinçant de Jean-Bernard Pouy à la Compagnie Bretonne, a été ému avec Josette Blondel et Xavier Bazin, lisant Julien Gracq.

Il s’est senti révolté avec Impossible, de Erri De Luca, ou A la ligne, de Joseph Ponthus, texte dédié « aux prolétaires
de tous les pays ».

« Les drôles de dames » à la salle Cap Caval.

Dans l’esprit de Résistance, Le Goéland masqué a voulu fêter l’anniversaire de la commune de Paris. « Les drôles de dames », quatre comédiennes de Penmarc’h, ont enthousiasmé la salle Cap Caval avec une évocation de cette date historique. Les spectateurs ont entonné « La semaine sanglante » ou « Le temps des cerises », avec beaucoup d’émotion.

Des émotions également, à la lecture musicale des extraits du Journal d’Hélène Berr, jeune femme juive,
morte au camp de Bergen-Belsen, raconté par Xavier Bazin et mis en musique par Véronique Briel.

On retiendra aussi l’évocation de l’île d’Ouessant par la comédienne Sandrine Bodénès, qui a lu un texte
de Gwenaëlle Abolivier.

La crise sanitaire a obligé le festival à s’adapter à cette forme de lectures. Celui-ci n’a pas pu accueillir tout le public que les organisateurs auraient voulu. Le nombre de place était très limité et cela a généré certaines frustrations.

Le public était présent à toutes les lectures, malgré le temps incertain pour celles en plein air. « C’est un beau succès pour cette édition si particulière.

Nous voulions un moment de partage et d’échange. Ces lectures ont permis de faire résonner la littérature à Penmarc’h », se réjouissent les organisateurs.

Ils donnent rendez-vous les 4, 5 et 6 juin 2022 pour un festival qu’ils espèrent « plus
normal ! »

Les vidéos des lectures sont disponibles sur le site www.goelandmasque.fr

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