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Le Télégramme du 9 juin 2022

Les coups de cœur de la programmatrice du Goéland Masqué, Catherine Dô Duc

Les derniers ouvrages de l’écossais Graeme Macrae Burnet et de l’ancien policier Hugues Pagan sont
chaudement recommandés. (Le Télégramme/Steven Lecornu)

Catherine Dô Duc, l’une des programmatrices du festival Goéland Masqué à Penmarc’h (du 3 au 6 juin), livre pèle mêle, quelques incontournables de ce cru 2022. Parmi ses coups de cœur, elle cite d’abord Laurent Petitmangin et son « irrésistible » roman « Ainsi Berlin » (La manufacture de livres). Ce deuxième livre est « à la fois poétique et dur », souligne Catherine Dô Duc. Il s’agit d’une histoire d‘amour et d’espionnage située dans l’Allemagne d’après-guerre.

Celle qui tient un blog (Le Blog du Polar de Velda) s’emballe ensuite pour Hugues Pagan. Dans « Le Carré des indigents » (Éditions Rivages), « l’ancien flic et professeur de philosophie nous plonge dans une enquête passionnante et très noire au début des années 1970 ». Ce roman raconte l‘enquête sur le meurtre d’une jeune fille de 15 ans dans une ville industrielle de l’est de la France. L’auteur, pour ce livre sorti en janvier, vient de recevoir le « prix Landerneau du polar ».

« Son récit est très vivant et très émouvant »

Catherine Dô Duc évoque aussi Frédéric Paulin qui dans « La Nuit tombée sur nos âmes » (Agullo) raconte le G8 à Gênes en juillet 2001. 500 000 personnes sont présentes lors des manifestations altermondialistes. Ce qui devait être une fête va virer au cauchemar. La répression est féroce, on compte un mort et 600 blessés. « Frédéric Paulin était présent à ce rassemblement, son récit est très vivant et très émouvant. Cet épisode marque un tournant dans l’histoire des luttes », indique la programmatrice. Un roman coup de poing
assurément.

Enfin, Catherine Dô Duc loue, sans retenue, l’Écossais Graeme Macrae Burnet. Ce dernier vient de publier « Une patiente » (Sonatine), sorte de thriller psychologique totalement atypique. « Il nous embarque dans le Londres dans les années 1960, c’est encore une fois brillant », confie la spécialiste du polar. « Graeme Macrae Burnet vient peu en France, sa présence à Penmarc’h est un événement »

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