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Le télégramme du 9 avril 2022

La 20e édition du Goéland masqué du 3 au 6 juin à Penmarc’h

Brigitte Stéphan, Françoise Plouzennec et Catherine Dô Duc, forces vives du festival du Goéland Masqué à Penmarc’h. (Le Télégramme/Steven Lecornu)

Le festival du Goéland masqué reprend son vol ! Les amateurs de polar ont rendez-vous à Penmarc’h du 3 au 6 juin. Une cinquantaine d’auteurs sont invités et plusieurs nouveautés sont programmées.

On ne va pas bouder son plaisir. Après deux ans de (quasi) disette, voir le retour des événements culturels à quelque chose de réconfortant. Au Goéland Masqué, malgré la pandémie, les ponts n’ont jamais été vraiment coupés avec le public. Plusieurs événements, rencontres et lectures, avaient été maintenus, contre vents et marées. Dans ce contexte compliqué, bonne surprise : les rendez-vous programmés ont connu un grand succès. « Nous avons même dû refuser du monde à certains moments !, explique Brigitte Stéphan, cheville ouvrière de l’association. Nous avons senti un véritable appétit de partager ».

De bon augure avant la 20e édition du Goéland masqué. Cette fois, c’est sûr, le festival aura bien lieu. Il est prévu du 3 au 6 juin à Penmarc’h. Les organisateurs ont choisi pour thème : « Liberté, j‘écris ton nom ». « Liberté de parole, de vivre, de contester, d’imaginer… Le festival est engagé, c’est dans son ADN. Le polar, c’est social, c’est politique », poursuit Brigitte Stéphan. Comme un symbole, l’inauguration du festival le vendredi 3 juin, rendra hommage au peuple ukrainien avec une lecture d’un texte d’Andreï Kourkov, écrivain ukrainien, auteur du roman « Les Abeilles grises ».

« Nous restons indépendants, libres de nos choix »

Cette 20e édition va déployer toutes ses ailes. Jugez plutôt : une cinquantaine d’auteurs invités, deux expositions, 15 tables rondes, six lectures et une pléiade d’animations littéraires sans oublier la remise des prix littéraires (qui seront dévoilés ce week-end).

Parmi les auteurs, des pointures, des jeunes pousses, des étrangers mais aussi des locaux. Comment sont-ils sélectionnés ? « Nous fonctionnons au coup de cœur. Nous restons indépendants, libres de nos choix », confie Brigitte Stéphan. Impossible de citer tous auteurs mais mentionnons tout de même la présence de Laurent Petitmangin, Hugues Pagan, Marc Villard, Frédéric Paulin, Yann Lespoux, Valério Varési, Patrice Gain, Séverine Chevalier ou encore Iain Levison et Graeme Macrae Burnet. Les secteurs jeunesse, bande dessinée et de la langue bretonne auront de nombreux ambassadeurs. « C’est le seul événement de ce type en Bretagne », souligne Marie-Françoise Plouzennec, la présidente. Plusieurs milliers de personnes sont attendues.

Des rendez-vous partout dans Penmarc’h

Si le centre névralgique du festival reste la salle Cap Caval, de nombreux rendez-vous vont être proposés un peu partout dans Penmarc’h : bar Chez Cathy, la Compagnie Bretonne, bar Chez Emma, Chez Marie-Cath ou encore à la galerie Far West. Il s’agira de lectures par des comédiens de grands classiques du polar français.

Plusieurs nouveautés ont été concoctés comme le Quizz Polar (avec des livres à gagner !) ou les Expressos BD (des petits groupes pourront rencontrer les auteurs, à tour de rôle, pendant 20 minutes). 

Il ne faudra pas oublier de souligner le travail auprès des scolaires. Des auteurs effectuent des interventions dans plusieurs établissements du secteur. Mieux, des élèves de CM1-CM2 de trois écoles (Guilvinec, Loctudy et Penmarc’h) ont co-construits des romans courts en compagnie de l’écrivain Chrysostome Gourio. Ces écrits vont être édités. L’ouvrage, baptisé « Trois histoires en Pays bigouden », sera disponible lors du lancement du festival.

Les enfants auront même le droit à leur séance de dédicace !

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