INFOS

Le Télégramme du 7 juin 2022

Rachel Corenblit au Goéland Masqué de Penmarc’h : « Je ne me soucie pas des étiquettes »

Rachel Corenblit, originaire de Toulouse, prépare un nouveau roman ayant pour cadre l’explosion d’AZF

Auteur de littérature jeunesse, Rachel Corenblit ne se soucie pas des étiquettes mais se laisse guider par les histoires et ses personnages. Du roman noir à des sujets sociétaux plus contemporains.

Rachel Corenblit est autrice depuis 2007, avec un premier roman, « Shalom Salam maintenant », paru aux éditions du Rouergue et reconstituant au travers de destins mêlés, plus d’un demi-siècle de conflits entre les peuples israélien et palestinien. Elle ?écrit désormais surtout des romans pour grands ados sur des problématiques très contemporaines. « La plupart de mes textes sont des textes de littérature jeunesse », explique l’auteure. C’est le cas de son premier roman noir « Un petit bout d’enfer » mais elle ne se soucie cependant pas trop des étiquettes ni pour qui elle écrit. « C’est surtout les histoires qui me viennent et les personnages qui sont plus forts que tout », précise Rachel qui présentait au festival du Goéland Masqué, à Penmarc’h, deux romans sortis chez Nathan, dans la collection Court toujours, « Sortir du placard » et « Les potos d’abord », mais aussi « La mer sans le bleu » paru chez IN8.

Aborder des sujets sans tabou

Un livre né d’une rencontre avec l’auteur de polar Marin Ledun. « Lors d’un salon en Guyane, on nous a demandé d’écrire deux textes qui se répondent. Lui a choisi l’angle historique et les années du bagne et moi, de décrire la société d’aujourd’hui », dévoile l’écrivain qui aborde ainsi sans détour le sujet tabou de la tentative de viol. « C’est l’idée de la collection de parler des sujets difficiles et de ne pas prendre les adolescents pour des idiots », défend cette dernière. Lors de rencontres avec des jeunes, elle a d’ailleurs pu mesurer qu’il était important de mettre des mots sur ce qu’ils peuvent vivre mais aussi de le raconter de leur point de vue à eux. Son prochain roman mettra à nouveau en scène deux jeunes gens, un frère et une sœur qui partent à la recherche de leur père disparu, le jour de l’explosion de l’usine AZF. Témoin de ce tragique événement, la Toulousaine a, dit-elle, mis vingt ans à écrire ce livre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.