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Le Télégramme du 30 mai 2023

À Penmarc’h, Le Goéland masqué amerrit en beauté

Un moment de rencontre drôle et passionnant, ce lundi 29 mai au matin, entre les auteurs Christophe Agnus et Roxane Bouchard, présenté par Alain Ouannès. (Le Télégramme/Delphine Tanguy)

Le festival du Goéland masqué, qui a connu une belle affluence ce week-end de Pentecôte à Penmarc’h a été jalonné de rencontres avec les auteurs, à l’instar des échanges passionnants entre deux amoureux de la mer, Christophe Agnus et Roxane Bouchard, lundi 29 mai.

Les deux auteurs de romans noirs Christophe Agnus et la Québécoise Roxane Bouchard ont pour point commun un même amour pour la mer. Le premier a été régatier, la deuxième équipière sur une quarantaine de voiliers. Cet élément d’une grande puissance narrative irrigue leur parcours d’écrivain. C’était le fil conducteur de la table ronde organisée, lundi 29 mai au matin, pour la dernière journée du Goéland masqué avec des échanges passionnants mais aussi joyeux et plein d’humour autour de leurs derniers livres. « Ce que j’adore dans la mer, c’est ce mystère. C’est l’endroit où tout est possible, où tout peut disparaître, où l’homme n’a pas sa place. C’est un fabuleux terrain de jeu pour la narration », émet Christophe Agnus. Le premier roman de cet ancien grand reporter, « L’armée d’Edward » paru chez Laffont, a été plusieurs fois primé et devrait inspirer la réalisation d’une série, le producteur de la première saison de « La Casa de papel » en ayant acquis les droits. Pour Roxane Bouchard, « la mer est un paysage qui change constamment et fait écho aux émotions et aux paroles des personnages » de son roman « Nous étions le sel de la mer » (éditions de L’Aube). Elle y déploie une langue québécoise savoureuse et a choisi de développer son intrigue dans le milieu des pêcheurs de la Baie-des-Chaleurs en Gaspésie.

La 21e édition a tenu ses promesses

Comme un de ces derniers rendez-vous, la 21e édition du festival du Goéland masqué a tenu ses promesses en offrant au public, de belles rencontres avec les auteurs, lors de ce week-end de Pentecôte ensoleillé. « On pensait que le beau temps nous pénaliserait mais on a eu une belle affluence, notamment le dimanche. La fréquentation, par vagues, a été similaire aux autres années », décrit Marie-Françoise Plouzennec, présidente du festival. Des moments phares de cette édition, elle retient la conférence avec la pneumologue Irène Frachon et de François Duprat, co-auteurs de la bande dessinée, « Médiator, un crime chimiquement pur » qui a attiré plus d’une centaine de personnes et a permis de toucher un public de jeunes adultes. ?

Et de citer également les lectures « hors les murs » qui ont emporté un beau succès, la dictée noire ou encore la proposition originale de Blind test avec le critique musical Nick Kent, sur le port de Kérity, samedi soir.?« On a aussi été flatté de la présence de neuf maisons d’édition parisiennes dont Pierre Fourniaud de La Manufacture de livres, reconnu éditeur de l’année », ajoute la présidente, prête à repartir avec son équipe pour un nouveau prix littéraire 2024 tout en saluant l’implication des bénévoles, particulièrement en cuisine.

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