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Le Télégramme du 20 mai 2021

Festival du Goéland masqué : « Le livre est le noyau de résistance numéro 1 », note Jean-Bernard Pouy

Le prolifique auteur de roman noir Jean-Bernard Pouy sera à Penmarc’h ce week-end pour annoncer le prix du 1er roman du Goéland Masqué 2021, dédicacer ses ouvrages et lire un texte de James Crumley.

Comme chaque année depuis 2003, Jean-Bernard Pouy sera à Penmarc’h, ce week-end, pour annoncer le prix du 1er roman du festival du Goéland masqué. Rencontre avec un président du jury fidèle et un auteur de roman noir toujours vert.

Quelques mots pour vous présenter…

« Je suis vieux, retraité et je continue à écrire et à défendre, avec quelques autres, le roman populaire. Depuis le temps que j’évolue dans ce milieu, j’ai des responsabilités que je choisis, même si j’ai du mal à dire non. Mais je préfère largement être président du jury du Goéland masqué que du Goncourt ».

Justement, qu’est-ce qui explique votre fidélité à ce festival ?

« Le polar doit son succès en France à ce genre de festival animé par des bénévoles et des passionnés. C’est notamment le cas en Bretagne (que l’auteur connaît bien, lui qui a une maison dans le Kreiz-Breizh, NDLR) et particulièrement à Penmarc’h. Et puis ici, ce n’est pas Lyon ou la banlieue parisienne. Ici, on respire à fond, il y a la mer, on voit New York de loin et le phare d’Eckmühl tourner la nuit. C’est un petit festival qui est devenu important, bien organisé par des gens qui ne se prennent pas la tête. Pour moi, il fait partie des trois ou quatre festivals les plus sympas ».

Quels seront les moments phares de cette édition à voilure réduite ?

« Cette année, le Goéland masqué tourne autour de la lecture et s’éloigne un peu du polar. Le programme est assez éclectique, mais ça ne sera pas des lectures plombantes, il y aura des acteurs et de la musique dans des lieux insolites. Dimanche, les lectures de « À la ligne », de Joseph Ponthus, et du « Journal d’Hélène Berr », pour ne citer que celles-là, devraient valoir le détour. Vendredi, je lirai du James Crumley, et je serai en dédicace samedi avec Chrysostome Gourio, Jean-Hugues Oppel et Arnaud Le Goüeffflec à « Saint-Gué Presse ». »

Le thème choisi cette année, « Lire, c’est résister », doit vous parler ?

« Depuis un an, le livre est le noyau de résistance numéro 1. Pratique, pas cher, il tient dans la poche et est en première ligne pour résister à tout ce que à quoi on peut s’opposer. Et la liste est longue. Lire, c’est résister à tout ce que le monde nous envoie dans la gueule, c’est faire vivre des commerces, des associations et des bénévoles sans qui tout s’écroulerait. Mais c’est aussi le partage, l’objet convivial plutôt que l’objet commercial. C’est le choix du festival cette année avec les lectures ».

Que pense le créateur de la série anar du Poulpe de l’époque dans laquelle nous vivons ?

« Qu’après un an de prison acceptée, sinon voulue, ça va être agréable de retrouver les bars, les terrasses, l’air, le vent, de pouvoir sortir et rentrer quand on veut. Les données idéologiques qui ont été véhiculées pendant tout ça ont été pénibles aussi. Maintenant, les manifs vont pouvoir repartir, c’est bon signe (rires) ».

Quelle est votre actualité en tant qu’auteur ?

« « La mère noire », écrit à quatre mains avec Marc Villard, vient de sortir en Série noire. Prochainement paraîtront une nouvelle enquête de Nestor Burma (éditions French pulp) et « En attendant Dogo », dans la collection Noire chez Gallimard. »

Toujours amateur de calembours…

« On ne se refait pas. Je préfère l’humour, la culture et la critique sociale aux histoires de flics et au thriller, que je déteste ! »

Pratique

Tous les rendez-vous sont gratuits. Inscription nécessaire pour certains. Infos et programme complet : https://goelandmasque.fr/

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