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Le Télégramme 9 mars 2021

À Penmarc’h, le festival du Goéland masqué entre en résistance(s)

Du 22 au 24 mai, à Penmarc’h, le Goéland masqué, festival du roman noir, entre en résistance(s). Parmi la pléiade d’auteurs invités, pour tenir bon contre vents et marées, Caryl Ferey, Gérard Mordillat, Tobbie Nathan ou Hannelore Cayre.

Françoise Landesque, Brigitte Stéphan et Marie-Françoise Plouzennec, chevilles ouvrières du festival Goéland masqué, à Penmarc’h. (Le Télégramme/Delphine Tanguy)

Le Goéland masqué n’avait pas pu fêter ses 20 ans, l’an dernier, lors du week-end de la Pentecôte en raison de la crise sanitaire. Les organisateurs font le pari de maintenir l’événement en réduisant un peu la voilure. « Une trentaine d’auteurs seront présents dans la salle Cap- Caval contre une cinquantaine habituellement et il n’y aura pas d’auteurs étrangers car c’est trop compliqué de les faire venir », détaille Marie-Françoise Plouzennec, la présidente du festival qui attire à chaque édition quelque 5 000 personnes sur trois jours à Penmarc’h. « On a créé une commission spéciale covid-19 qui travaille sur les dossiers à remettre en préfecture. Au niveau de la logistique c’est un peu dur. On va essayer de faire beaucoup de choses à l’extérieur », poursuit cette dernière.

Sans les auteurs étrangers

Pressentis, les espagnols Carlos Zanón, et Dolorès Redondo ou le britannique John King ne feront pas le déplacement. Par contre, on pourra compter sur Caryl Ferey, Gérard Mordillat, Jean-Bernard Pouy, Patrick Raynal, Tobbie Nathan ou le brestois Gwenael le Guellec avec la suite d’Armorican psycho pour être au rendez-vous. Présent lors du retour de marée à l’automne, l’écrivain voyageur Caryl Ferey revient avec « Lëd », un roman noir inspiré de son séjour à Norilsk en Sibérie. Sa venue sera l’occasion de proposer une projection de « Zulu » le film de Jérôme salle, adapté de son livre éponyme, si bien sûr les conditions le permettent. Avec « Les roses noires », son nouveau roman paru chez Albin Michel, Gérard Mordillat dresse le portrait de « quatre femmes, quatre histoires représentant chacune une forme de résistance. À la guerre, au fascisme, à la mort, à l’oubli ».

Une entrée de plain-pied dans le thème de ce festival sur les résistance(s) que d’autres écrivains se promettent aussi d’illustrer. Parmi eux, Marin Ledun (« Leur âme au diable ») qui s’intéresse aux lobbies du tabac, ou Mariette Job. Dans « Se souvenir d’Hélène Berr », elle ravive la mémoire de cette jeune fille juive de 24 ans arrachée à la vie au camp de Bergen-Belsen en 1945. Une lecture du journal, qu’elle a laissé derrière elle, est prévue à la chapelle de la Madeleine.

« Dans l’univers du polar, on a en apparence plus d’hommes mais c’est parce qu’on ne va pas chercher les femmes »

Une présence des femmes plus marquée

« L’idée est d’avoir un peu plus de femmes cette année. Dans l’univers du polar, on a en apparence plus d’hommes mais c’est parce qu’on ne va pas chercher les femmes » émet Brigitte Stéphan, chargée de la programmation. Elles sont une dizaine à être invitées dont l’écrivaine et réalisatrice Hannelore Cayre auteur de « La daronne », adapté au cinéma avec Isabelle Huppert, et de « Richesse oblige » mais aussi Sophie Hénaff, journaliste et auteure de « Voix d’extinction » paru chez Albin Michel dans lequel elle s’attaque avec humour à la disparition des espèces, Claire Raphaël (« Les militantes » au Rouergue noir) ou Catherine Dufour (« Au bal des absents » au Seuil).

La présence des auteurs jeunesse Crysostome Gourio (« Wilma le vampire » chez Sarbacane) et Vincent Mondiot (« Les derniers branleurs » chez Actes-sud Junior) vont être aussi l’occasion d’élargir les publics, notamment en lançant une collaboration avec l’espace jeunes de Penmarc’h autour de la lecture d’extraits du livre « Les derniers branleurs » ou d’ateliers d’écriture animés par Jean-Hugues Oppel.

 

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