INFOS

Antoine Blocier

Blocier_1

Antoine Blocier est né en 1955. Il travaille pendant plusieurs années comme animateur auprès d’enfants et  adolescents, l’occasion pour lui de raconter de nombreuses  histoires, voire même en improviser et d’écrire des articles dans des mini-journaux imprimés avec les moyens du bord. Il est aussi l’auteur d’articles plus sérieux, pour une revue éducative.

Militant communiste convaincu et actif, il sera à même de rédiger  les communications de son parti, s’exprimant déjà sur les inégalités de la société.

Les Éditions Baleine lui donnent l’occasion d’écrire un premier polar, dans la collection du Poulpe, Vol au-dessus d’un nid de cocos qui paraît en 2001 et, dans lequel l’auteur, au travers d’une intrigue policière en profite pour « clamer » ses convictions et sa conception d’une nouvelle politique .

Tout en continuant ses activités politiques sur le terrain, Antoine Blocier devient, comme il le dit lui-même, un écrivain du dimanche, rédige des essais, des pamphlets, (« Sarkogito », « Voyage à Sarkoland »…) pour dénoncer, condamner tout ce qui lui semble injuste. En 2003, paraît Un bien bel été, pourtant !, que l’auteur avait en tête depuis longtemps, partant sur l’idée d’un livre d’aventures se basant sur ses souvenirs d’animateur, les séjours en collectivités de jeunes ados. Les évènements d’avril 2002 lui font revoir son texte, pour le replacer dans une actualité plus noire et de nouveau, Antoine Blocier en profite pour exprimer ses idées d’une nouvelle politique pour la jeunesse.

Il écrit quelques nouvelles policières avec d’autres auteurs, publiées dans des recueils, la première « Noël Noir » par « L’Ours blanc », puis « Pendembu » dans les « Mauves en noir » 2005, « Mauvaise passe » dans « Petit soldat et autres nouvelles » sur une idée de Jérôme Bucy et quelques autres… L’année 2004 voit paraître  un nouveau roman policier, situé dans l’Histoire, Templiers.com, publié par les Éditions Le Passage dans la collection « Polarchives », consacrée uniquement à des polars historiques avec des protagonistes récurrents, Chloé, thésarde et Antoine, bibliothécaire érotomane qui l’aide, ou essaie, à résoudre divers affaires de meurtres. Pour ce roman, l’auteur s’est replongé dans l’histoire des Templiers, sujet largement exploité par nombre d’écrivains au cours des années, et nous en livre avec Templiers.com une nouvelle version, où il ne manque pas de faire part des dérives de la société actuelle.

http://www.blocier.fr/index.html

http://www.krakoen.fr/17-antoine-blocier

 

Outre des polars pour adultes, il a écrit trois livres jeunesse.

« Maëlys et ceux des caravanes » (ed Krakoen)

« Maëlys et le joueur d’échec » (ed Krakoen) en collaboration avec des élèves de 5° du collège Kervihan

« Maëlys et la 6°7 » (ed du bout de la rue) en collaboration et avec la complicité de la classe de 6°7 du collège Kervihan

Le Goéland Masqué à l’origine d’un livre d’Antoine Blocier

 « Maëlys et le joueur d’échec », roman jeunesse d’Antoine Blocier écrit avec des élèves de 5e du collège Kervihan de Fouesnant, lors d’une rencontre en février 2013 organisée par le Goéland Masqué.

maelis-joueur-echec

« Maëlys et la 6°7 », roman jeunesse d’Antoine Blocier écrit avec la complicité des élèves de 6°7 du collège Kervihan de Fouesnant, en partenariat avec le Goéland Masqué.

Deux ans ont passé depuis Maëlys et le joueur d’échecs, déjà un projet littéraire avec une des classes de Morgane Le Gall, dynamique professeur de lettres du collège Kervihan de Fouesnant dans le Finistère. Cette fois-ci, mes collègues d’écriture sont en 6ème. Tout jeunes et déjà de belles idées à exprimer !

Répartis en six groupes de quatre ou cinq élèves, ils ont librement déterminé les thèmes et les angles d’attaque de leurs textes. J’avoue avoir été étonné de leurs choix. Allons ! Des enfants auraient des préoccupations citoyennes que bien des adultes négligent ? Ils nous parlent d’environnement, de solidarité, de harcèlement, de racket… et même d’amour.

De décembre 2014 à avril 2015, j’ai passé six jours avec eux et Internet nous a servi de relais entre les séances. Tout au long de cette magnifique expérience, je me suis efforcé d’être un outil au service de leur imaginaire. Mon rôle était de les aider à reformuler, à traquer les mots parasites, les expressions fades et les contradictions dans la narration.

Lors des séances intermédiaires au collège, les textes d’un groupe étaient soumis à la critique de la classe entière, appréciant ceci, déplorant cela, appuyant telle belle idée ou étayant des conseils. Pour repartir, chacun de son côté, porteurs de la réflexion de tous.

Rarement travail n’a mérité le joli qualificatif de collectif.

Puis, début janvier, les attentats terroristes et l’extraordinaire mobilisation citoyenne sont venus percuter leur création littéraire. Trois groupes s’en sont emparés et ont tenu à y faire référence dans leurs nouvelles. Du coup, c’est la thématique principale du texte que je m’étais engagé auprès d’eux à rédiger. Ils l’ont lu, ils l’ont validé… Comme ils ont validé l’ensemble des textes ici proposés.

Je veux vraiment les féliciter car, à onze ou douze ans, on a le monde à découvrir et il n’est pas si simple de rester attentif sur un projet au long cours, fût-il magnifique.

Merci à eux de leur engagement littéraire. Merci à l’équipe éducative du collège Kervihan de nous permettre cette folie créatrice. Merci aux parents d’avoir joué le jeu et soutenu le projet. Et merci aux bénévoles du Goéland Masqué pour la promotion de la culture noire et polar et pour l’organisation parfaite.

Antoine Blocier

blocier